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	<title>Huiles du S&#233;n&#233;gal</title>
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	<description>Nos huiles sont produites par premi&#232;re extraction &#224; froid et simplement d&#233;cant&#233;es. Notre point de vente &#224; Dakar est tr&#232;s accessible et ouvert en permanence, et nous pouvons vous livrer partout au S&#233;n&#233;gal.</description>
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		<title>Huiles du S&#233;n&#233;gal</title>
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		<title>Il &#233;tait une fois... l'huile de baobab (suite)</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Produire de l'huile de baobab ? Quelle affaire... et surtout, quel savoir-faire !!!!&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://huilesdusenegal.com/-histoires-d-huiles-" rel="directory"&gt;Histoires d'huiles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://huilesdusenegal.com/local/cache-vignettes/L150xH69/equipe_2021_1_modif-85e92.jpg?1787596033' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='69' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://huilesdusenegal.com/histoire_baobab' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'approvisionnement en graines de baobab&lt;/a&gt;, c'est en soit toute une histoire, que l'on a d&#233;j&#224; racont&#233;e. Mais une fois qu'elles sont r&#233;ceptionn&#233;es &#224; l'huilerie, rien n'est encore gagn&#233;. Il y a de nouveaux d&#233;fis &#224; relever. Et ils sont de taille.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici un petit aper&#231;u de la vie de l'huilerie et du quotidien de Sidya, Papa Samba, Tidiane et Abdoulaye, qui approvisionnent en graines, extraient l'huile, la conditionnent et &#233;vacuent les sous-produits.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Attention, risque de submersion...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Faisons un peu de calcul. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour produire 100 litres d'huile, il faut plus de 1400 kg de graines...&lt;br class='autobr' /&gt;
Sachant qu'un fruit, de 200g en moyenne, contient 30g de pulpe et 90 g de graines, il faut donc 15.000 fruits, ou la production de 100 arbres environ.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour atteindre un objectif de 1000 litres par an, il faut stocker pr&#232;s de 600 sacs de 25 kg, et pratiquement autant de tourteau. Avec un volume de 50 litres par sac, cela fait environ 60 m3 &#224; stocker... soit au total une surface au sol 30m&#178; ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Sans compter qu'il faut de la place pour les autres huiles aussi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Produire de l'huile de baobab, c'est donc aussi une question de logistique. Si l'on n'y prend garde, on risque d'&#234;tre rapidement submerg&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tourteaux ne cessent en effet de s'accumuler. Qu'en faire !? Ils ne sont pas app&#233;tents, disaient les &#233;leveurs, et personne n'en voulait, m&#234;me si on cassait les prix. On les mettait donc &#224; composter, mais encore faut-il aussi &#233;couler ces quantit&#233;s de compost : Sokone n'est pas une grande zone de mara&#238;chage, m&#234;me si c'est une activit&#233; qui commence &#224; se d&#233;velopper dans la vall&#233;e de Diagl&#233;. Heureusement, un ami paysan et fid&#232;le partenaire, Eri Ly, qui faisait de l'embouche bovine, a bien voulu tester l'int&#233;gration du tourteau dans l'aliment qu'il pr&#233;pare lui-m&#234;me pour ses animaux : apr&#232;s quelques t&#226;tonnements pour trouver le bon m&#233;lange et un peu de temps pour qu'ils s'y accoutument, les animaux y ont pris go&#251;t ! Pari gagn&#233; pour Eri : ce tourteau, qui contient plus de 25% de prot&#233;ines, qui est aussi riche en phosphore et en potassium que l'arachide et la surpasse largement en magn&#233;sium, enrichit son aliment et n'est vraiment pas cher du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d'o&#249; en est-on aujourd'hui ? Eh bien, la rumeur aidant, on n'arrive plus &#224; satisfaire la demande !!!!!&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Attention, danger&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans la salle de production, des trous dans les murs. On dirait des impacts de balles, comme j'en ai vu &#224; Bissau en 2001 alors cette belle ville venait d'&#234;tre ravag&#233;e par des ann&#233;es de guerre civile.&lt;br class='autobr' /&gt;
Personne ne s'est battu ici, ils ont &#233;t&#233; provoqu&#233;s par les vis qui maintiennent en place la culasse de la chambre de compression lorsque, c&#233;dant sous la pression, elles ont cass&#233; et se sont trouv&#233;es violemment projet&#233;es ! Mieux vaut, alors, ne pas se trouver en face. C'est d'ailleurs strictement interdit et le responsable de la production est tr&#232;s vigilant sur ce point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les graines ne sont pas tr&#232;s r&#233;sistantes, mais quand m&#234;me, pour obtenir 7% de taux d'extraction il faut monter en pression : et &#224; 40 bars, &#231;a ne plaisante pas...Si on n'est pas attentif, si on n'a pas l'oreille pour d&#233;tecter les changements de r&#233;gime du moteur, et si alors on n'est pas r&#233;actif, on risque non seulement de faire chauffer l'huile mais aussi de tout casser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la chambre de compression a &#233;t&#233; renforc&#233;e et cela n'arrive plus, mais par quelles frayeurs est-on pass&#233; ! Ce n'est pas pour autant qu'on peut faire n'importe quoi : la vis d'accouplement, celle qui rend la vis de pousse solidaire de l'arbre moteur, fonctionne comme un m&#233;canisme de d&#233;brayage automatique : si par m&#233;garde la pression devient trop grande, elle casse et le moteur tourne en roue libre, la presse se trouvant ainsi prot&#233;g&#233;e de toute d&#233;t&#233;rioration irr&#233;versible. Tout ce qu'on risque alors c'est un arr&#234;t de la production le temps de la remplacer. C'est un moindre mal !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Finalement...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La beaut&#233; tranquille de l'huile de baobab est ainsi le fruit d'une multitude de d&#233;fis qui sont bien &#224; la hauteur de cet arbre monumental. Mais on a appris &#224; les relever, et finalement, au cours d'une bonne dizaine d'ann&#233;es, on a pu acheminer, stocker et presser quelques 165 tonnes de graines et produire autour de 12.000 litres de cette huile magique, sans que jamais elle ne manque dans les rayons de notre point de vente, ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...pour votre plaisir !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Il &#233;tait une fois... l'huile de baobab</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Cette histoire commence bien des ann&#233;es avant que la premi&#232;re goutte d'huile de baobab ne sorte des presses de SOPREEF. Et l'on d&#233;couvre que cette huile, si riche, n'est finalement que le sous-produit d'un arbre aux usages multiples.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://huilesdusenegal.com/-histoires-d-huiles-" rel="directory"&gt;Histoires d'huiles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://huilesdusenegal.com/local/cache-vignettes/L150xH113/baobab_foret_r-4f61e.jpg?1787596033' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;For&#234;t de baobab&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;couverte &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'image du baobab est pour moi indissociable de celle de Hamaduru. Avec lui j'ai parcouru toutes les pistes entre Sinthiou Amadou Mariam et Louggere Thiolli, en passant par Guirvass, son village, et il m'a appris les arbres du Sahel et les multiples usages qu'en font les peulhs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le baobab, il n'y en a pas beaucoup au Fouta, mais, dans les zones arides du &lt;i&gt;dieri&lt;/i&gt;, il offre une ressource aussi pr&#233;cieuse qu'inattendue : de son &#233;corce, tr&#232;s fibreuse, on fait de solides cordes pour puiser l'eau dans des puits dont parfois on n'arrive m&#234;me pas &#224; distinguer le fond. Et Hamaduru, &#224; 95 ans, aveugle, continuait &#224; tresser, l'oreille attentive &#224; la vie autour de lui, gagnant ainsi de quoi faire ce th&#233; qu'il avait tant de plaisir &#224; partager et qui avait le pouvoir d'arr&#234;ter le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet arbre gigantesque accompagne la vie de tous les jours. Ses feuilles, r&#233;duites en poudre (c'est le &lt;i&gt;laalo&lt;/i&gt; en peulh) et m&#233;lang&#233;es &#224; la farine de mil, rendent onctueux le couscous qui sans cela serait r&#234;che &#224; la gorge. Dans les petits hameaux isol&#233;s, c'est souvent, simplement m&#233;lang&#233; &#224; de l'eau et l&#233;g&#232;rement sal&#233;, le repas du soir : le lait, on le vend ; la viande, m&#234;me si on est entour&#233; de dizaines de t&#234;tes de b&#233;tail, on n'en mange que les jours de f&#234;te ou pour honorer un visiteur. Quant &#224; la pulpe du fruit, on n'en fait pas, comme aujourd'hui en ville une boisson (le rafraichissement roi, c'&#233;tait le lait caill&#233;, le &lt;i&gt;tufam&lt;/i&gt;), mais on l'utilise comme rem&#232;de contre la toux ou la diarrh&#233;e : c'est en effet un puissant antispasmodique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une vingtaine d'ann&#233;es plus tard, je d&#233;couvre dans le delta du Saloum de v&#233;ritables for&#234;ts de baobab aux alentours de certains villages. L&#224;, des groupements de femmes collectent les fruits et en extraient la pulpe. Elle est s&#232;che, ce qui permet de la conserver facilement, mais elle s'accroche aux graines et s'y entrelacent une multitude de fibres. La r&#233;cup&#233;rer n'est donc pas une mince affaire, mais c'est un tr&#233;sor qui en vaut bien la peine... Une partie est vendue telle quelle ; dissoute dans de l'eau puis filtr&#233;e, on en fait de d&#233;licieuses boissons ou des cr&#232;mes glac&#233;es (aah... plaisir d'un cocktail de baobab et de bissap, ou corossol ou encore de gingembre !), ou encore cette savoureuse sauce au beurre d'arachide, le &lt;i&gt;ngalakh&lt;/i&gt;, qui accompagne le couscous chez les s&#233;r&#232;res. Une autre partie est r&#233;duite en poudre, finement tamis&#233;e et ensach&#233;e avant d'&#234;tre mise sur le march&#233; ou export&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et l'huile dans tout &#231;a ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand on a utilis&#233; la pulpe du fruit... il reste les graines. On les jette...&lt;br class='autobr' /&gt;
On connaissait l'huile d'arachide, et, avant que cette culture soit introduite au S&#233;n&#233;gal, celle du dattier du d&#233;sert, utilis&#233;es l'une et l'autre pour la pr&#233;paration des repas. Mais qui aurait imagin&#233; que les graines de baobab en contenaient ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire qu'il n'y en a pas beaucoup : 7% au maximum, et encore, il faut avoir une presse puissante pour obtenir un tel taux d'extraction. Heureusement les graines ne sont pas tr&#232;s r&#233;sistantes et, de forme arrondie, elles glissent facilement dans le conduit d'alimentation qui fait la jonction entre la tr&#233;mie et la presse et les d&#233;bits sont bons : 25 kg de graines &#224; l'heure, &#224; &#233;galit&#233; avec le bissap, c'est notre meilleur score !&lt;br class='autobr' /&gt;
L'huile obtenue se clarifie rapidement et appara&#238;t au bout de quelques jours, d'une couleur dor&#233;e, lumineuse, dans toute sa splendeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://huilesdusenegal.com/agrumes' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;strong&gt;Les propri&#233;t&#233;s de cette huile&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; sont &#224; la hauteur de la r&#233;putation du baobab. Hydratante, apaisante, r&#233;g&#233;n&#233;rescente, on en a toujours un flacon &#224; port&#233;e de la main pour soigner les petites plaies, calmer les piq&#251;res d'insectes, redonner souplesse aux peaux dess&#233;ch&#233;es. Pour le dispensaire Saint Laurent, voisin de notre point de vente, qui l'utilise pour soigner les br&#251;lures graves, elle remplace de fa&#231;on efficace et &#233;conomique les tulles gras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle constitue enfin un support id&#233;al pour la fabrication de mac&#233;rats avec des plantes aromatiques comme la lavande, le romarin, le basilic ou la menthe qui l'enrichissent de propri&#233;t&#233;s antiseptiques, anti-inflammatoires ou d&#233;contractantes, et la parfument d&#233;licatement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Il &#233;tait une fois... l'huile de past&#232;que</title>
		<link>https://huilesdusenegal.com/histoire-pasteque</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Les graines de past&#232;que africaine que nous utilisons viennent du Fouta toro, au nord du S&#233;n&#233;gal&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://huilesdusenegal.com/-histoires-d-huiles-" rel="directory"&gt;Histoires d'huiles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://huilesdusenegal.com/local/cache-vignettes/L150xH114/pasteque_1_rr-d6ece.jpg?1787596033' class='spip_logo spip_logo_right' width='114' height='150' alt=&#034;vendeuse de graines de past&#232;que sur le march&#233; de Galoya&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un tr&#233;sor : la past&#232;que africaine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Beref, c'est son nom au S&#233;n&#233;gal. En Afrique centrale on l'appelle Egusi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas le fruit qui int&#233;resse ceux qui cultivent la past&#232;que africaine : sa chair, blanche, est peu savoureuse, mais quand m&#234;me..., quand on travaille en pleine chaleur dans les champs, quel rafra&#238;chissement elle apporte !!! &lt;br class='autobr' /&gt;
Si on la cultive, c'est pour ses graines. Tr&#232;s riches en huile (elles en contiennent pr&#232;s de 35% !), elles sont utilis&#233;es, pil&#233;es, comme liant des sauces feuilles, d'une vari&#233;t&#233; infinie selon les r&#233;gions, qui accompagnent le riz ou le couscous. Ces plats traditionnels ne sont pas seulement succulents, ils sont tr&#232;s riches en prot&#233;ines v&#233;g&#233;tales et min&#233;raux (notamment le fer).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les graines, elles ne tombent pas du ciel !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le fruit est arriv&#233; &#224; maturit&#233;, un bon mois apr&#232;s la fin de l'hivernage, il y a encore du travail &#224; faire. Ce sont principalement les femmes qui s'en chargent : il faut l'ouvrir, en extraire les graines, les d&#233;barrasser de la pulpe, les &#233;taler sur le sol pour les faire s&#233;cher, puis les tamiser pour &#233;liminer le sable et les poussi&#232;res qui s'y sont m&#234;l&#233;s, et enfin les mettre en sac. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au Fouta Toro, dans la vall&#233;e du fleuve S&#233;n&#233;gal, les premiers monceaux de graines apparaissent sur les march&#233;s &#224; la mi-novembre. La saison de commercialisation est tr&#232;s courte (elle ne dure qu'un mois environ), il faut donc &#234;tre vigilant et pr&#234;t &#224; acheter ! Le mieux, c'est m&#234;me d'&#233;tablir le contact en amont avec les producteurs : si on leur paie un bon prix et qu'ils peuvent &#233;viter d'avoir &#224; transporter sur le march&#233;, ils pr&#233;f&#232;rent !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le long voyage vers l'huilerie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ici, on ne p&#232;se pas les graines, on les vend par unit&#233; de volume : le muudo, qui prend la forme d'un grand pot de concentr&#233; de tomates. La technique, simple, c'est de le remplir autant que cela est possible, jusqu'&#224; ce que les graines forment au-dessus un petit d&#244;me. Il en contient alors environ 4 kg.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les collecteurs n&#233;gocient le prix, v&#233;rifient l'&#233;tat et la propret&#233; des graines, le remplissage des sacs, organisent leur &#233;vacuation par charrettes jusqu'&#224; la route goudronn&#233;e. Ils seront alors charg&#233;s sur un bus qui les d&#233;posera &#224; 600 km de l&#224;, &#224; Dakar, dans une gare routi&#232;re o&#249; il faudra s'assurer d'&#234;tre pr&#233;sent pour les r&#233;cup&#233;rer car il n'y a pas d'endroit s&#233;curis&#233; pour les stocker. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et ce n'est pas encore fini : l'huilerie se trouve &#224; 250 km de l&#224; ! C'est le v&#233;hicule de liaison, &#224; l'occasion de ses l'aller-retours mensuels, qui effectuera le transfert final.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et au bout du chemin, l'huile&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les graines se conservent bien, on pourra les traiter tout au long de l'ann&#233;e, au fur et &#224; mesure de la demande des clients.&lt;br class='autobr' /&gt;
La production de l'huile elle-m&#234;me ne se fait pas en un clin d'oeil. On presse lentement, pour extraire le maximum d'huile, en surveillant en permanence le thermom&#232;tre car, si jamais elle chauffe, ses propri&#233;t&#233;s physiques et sa composition, qui la rendent unique, se trouveront alt&#233;r&#233;es : on n'obtient en moyenne que 4 litres environ par heure...&lt;br class='autobr' /&gt;
Les tourteaux, r&#233;sidus de graines compress&#233;s, sont de v&#233;ritables concentr&#233;s de min&#233;raux et de prot&#233;ine et seront utilis&#233;s dans l'alimentation, par exemple, des poulets de chair. Tout &#224; de la valeur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin &#231;a y est, dans les &#233;tag&#232;res du point de vente tr&#244;ne &lt;strong&gt;&lt;a href='https://huilesdusenegal.com/pasteque-africaine' class=&#034;spip_in&#034;&gt;une huile, d'une couleur jaune p&#226;le, lumineuse&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;cieuse, car elle est le fruit de la mobilisation d'une immense chaine humaine, et de tr&#233;sors de patience et de savoir-faire multiples. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et... maintenant, elle vous attend !!!!&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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